Des cités obscures aux cités vertes
Phalanstère, villes labyrinthiques ou changeant de forme la nuit, écovilles… La ville du futur cristallise les utopies, rêves et cauchemars. À quoi ressemblera vraiment le post-urbain ?
dans l’hebdo N° 1012-1014 Acheter ce numéro
Paris, avril 1998. Le salon de l’Hôtel de Ville accueille l’exposition « C’était l’an 2000. Le Paris des utopies ». Un ensemble d’œuvres d’architectes, de dessinateurs, d’artistes, de cinéastes qui, depuis la moitié du XIXe siècle, ont tenté d’imaginer Paris en l’an 2000. Des projets plus ou moins utopiques, mais jamais réalisés puisque « délibérément situés dans un avenir incertain » , précisait le programme. « On y trouve ainsi le plan Voisin de Le Corbusier ou la tour Lumière cybernétique de Nicolas Schöffer, mais aussi Paris en 1956 imaginé un siècle plus tôt par Robida. On passera des boulevards couverts d’Hector Horeau au Paris englouti par un raz-de-marée vu par le dessinateur Lanos. On y découvrira la vie quotidienne peuplée de machines. » Nombreux se sont essayés à rêver la ville du futur. Depuis Charles Fourier et son phalanstère industriel dans un océan de verdure jusqu’aux architectes contemporains qui ont présenté 50 projets sur « les rues du futur » pour l’exposition « La Rue est à nous… tous ! »,
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