Dans mon trois-pièces copines

Face à la crise, à la flambée des loyers et à l’évolution des cycles de vie, la colocation séduit une part grandissante de la population. Sans limite d’âge.

Mathilde Azerot  • 9 avril 2009 abonné·es

Le film de Cédric Klapisch, l’Auberge espagnole , l’avait érigée en modèle de vie festif pour étudiants ou bandes de potes. La colocation : un truc de jeunes. Mais les temps changent. La flambée du prix des loyers depuis une décennie, le manque de logements sociaux, l’actuelle crise économique, sans oublier des données d’ordre structurel, semblent réserver de beaux jours à ce mode de vie collectif. Phénomène durable ou conjoncturel ? « La colocation apparaît comme un mode de vie tout à fait adapté aux situations de rupture » , avance Nina Testut, sociologue, auteur d’études sur ce sujet en 1998 et en 2003. Avec la précarisation accrue du marché du travail et, notamment, la banalisation des CDD, la colocation devient pour de nombreux jeunes actifs l’unique moyen de se loger hors du foyer parental. «  Dans ce contexte,

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Société
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