Attention, les parents se fâchent !
Durant la nuit du 20 mai, des parents d’élèves occuperont les écoles de leurs enfants pour protester contre les suppressions de postes et les non-remplacements d’enseignants. Quatre d’entre eux témoignent.
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Le 18 mai, les enseignants étaient dans la rue. Le 20 mai, ce sont les parents qui investissent les établissements pour une « Nuit des écoles ». Objectif : protester contre la dégradation de l’Éducation nationale. La réduction des moyens entraîne cette année des suppressions de postes d’une ampleur inédite : jusqu’à 3 500 dans le premier degré. Par conséquent, des classes et des établissements ferment, en priorité en maternelle, dans les lycées professionnels et en milieu rural. Avec cette opération, « qui n’est qu’une étape dans une mobilisation multiforme visant à réclamer l’organisation d’un collectif budgétaire avant l’été », selon les mots de la direction de la FCPE, les parents, excédés, « prennent leurs affaires en main ».
** Félicia, 40 ans, écoles Providence et Espérance, Paris, XIIIe**
« Nous ne sommes pas d’accord !, répète Félicia. Les parents d’élèves ont leur mot à dire. Il faut les entendre ! » Chargée de projet informatique dans une banque, et membre de la FCPE, elle fait partie des parents qui occupent depuis début mars les écoles Espérance et Providence A et B. Ses deux garçons sont scolarisés dans ce groupe scolaire. Chaque mardi, « à 2 ou à 13 ! » , ils investissent le bureau d’un des directeurs avant d’aller travailler. Ils répondent au téléphone et monopolisent le fax pour envoyer des messages à la presse, aux élus, aux instances publiques.
« Il faut informer le plus largement possible ! Tous ceux à qui on a expliqué la situation ont signé notre
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