Gays : la tentation bleu marine
Une étude du Cevipof et un ouvrage de Didier Lestrade soulignent la montée d’un « homonationalisme » chez les personnes homosexuelles.
dans l’hebdo N° 1191 Acheter ce numéro
Démarche assez nouvelle en France, une enquête sur la sociologie électorale des « gays, bis et lesbiennes » vient d’être publiée par le très sérieux Centre d’études de la vie politique française (Cevipof) de Sciences-Po et du CNRS (1). Son auteur, le chercheur François Kraus, souligne d’emblée combien, dans notre République « une et indivisible » , ce type d’études « consacrées à l’influence de l’orientation sexuelle sur les comportements électoraux sont rares, voire inexistantes » . Menée en octobre dernier auprès de plus de 9 500 personnes, l’étude confirme le « profond ancrage à gauche de ces minorités sexuelles » , avec plus de 49,5 % d’intentions de vote en faveur des candidats de gauche (contre 40,5 % pour l’ensemble des Français), et même 53 % pour les personnes se déclarant « exclusivement » homosexuelles. Un ancrage a priori
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