L’Assemblée annuelle de « Pour Politis »

Politis.fr  • 16 février 2012
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Notre association Pour Politis a tenu son assemblée générale annuelle samedi 4 février, au Caveau de la République, à Paris. La matinée a été consacrée au rapport d’activité présenté par la présidente, Dominique Noguères, et au rapport financier de Jean-Claude Blondeau. Les membres de l’association (ils étaient 593 au 31 décembre et sont déjà 390 à avoir réadhéré aujourd’hui) avaient reçu ces documents, qui ont été adoptés à l’unanimité. Gérard Vincent, membre du CA, a proposé le lancement d’une campagne d’abonnement auprès des bibliothèques municipales et des centres de documentation.

Comme chaque année, l’après-midi a été consacré à un échange entre la salle et la rédaction du journal. Il a été rappelé par Denis Sieffert que, au-delà de son rôle d’actionnaire majoritaire (à 65 %) de Politis SAS, l’association assurait deux activités importantes. La première est l’organisation de la présence de Politis dans les salons et autres manifestations régionales et nationales. Grâce à l’association, Politis a été présent dans 61 salons partout en France en 2011. Une activité bénéficiaire économiquement, et importante en termes de visibilité et de notoriété.
La deuxième activité est de promouvoir des abonnements, indispensables pour assurer la pérennité du titre. Et accroître le nombre d’abonnés ne pénalise pas les kiosquiers, bien au contraire : un plus grand nombre d’abonnements permettra – financièrement – d’augmenter la présence en kiosque. Nous visons deux mille abonnés supplémentaires à la fin de l’année. Un résultat encourageant : notre campagne « Découverte » a permis de faire 682 abonnés en six semaines. Preuve que le journal peut largement accroître son audience quand on ne se heurte pas à des problèmes de tarifs. Nous sommes donc confrontés à la question du coût de l’abonnement. La formule « prélèvement automatique » (11 euros mensuels pour un peu plus de 4 numéros par mois et 2 hors-série annuels) est la plus efficace (voir ci-contre, p. 32).

Voici un bref aperçu de la discussion.

Sabine, de Besançon : La nouvelle maquette a un côté « tape-à-l’œil » mais, comme le fond est demeuré le même, je n’ai pas de reproches à faire. Le site Internet est très bien, il permet un suivi quotidien de l’actualité. Je fonctionne beaucoup en réseau : Facebook, etc. C’est un moyen gratuit de faire connaître Politis, un outil de communication efficace.

Claude, de Puteaux : Je pratique l’abonnement offert à des proches, mais je suis sceptique sur leur pérennité… J’apprécie la rubrique « Clivage », même si je trouve que certains thèmes sont de faux sujets. En réponse à la remarque de Sabine, je n’ai quant à moi nul besoin d’immédiateté dans les réactions à l’actualité. Il faut se poser la question politique de la numérisation du monde. Facebook « libère les peuples »… et entre en Bourse ! Je rappelle au passage que le Canard enchaîné n’a pas de site.

Laurent, de Seine-et-Marne : La dernière maquette est plaisante mais va-t-on la refaire souvent ? Quel en est le coût ? J’apprécie surtout de trouver dans Politis ce qu’on ne trouve pas ailleurs : des solutions alternatives.

Sylvie, des Lilas (abonnée depuis 1990) : Je reste sur ma faim avec les dossiers, pas assez complets à mon goût.

Pierre, du Val-de-Marne : Je regrette que le Comité d’audit citoyen (contre la dette illégitime) soit peu relayé.

Josiane, de Vannes : Les hors-série ont tendance à être répétitifs (commerce équitable, ESS…), peut-on changer de thèmes ? Par exemple sur la dette, la finance… Cela compenserait le fait que certains dossiers nous laissent effectivement sur notre faim.

Hocène, de Paris : L’agenda me manque. Peut-on le rétablir ?

Un lecteur : La maquette est aérée, contrastée, les dessins d’Aurel sont bien. J’apprécie la chronique de Fontenelle. Les pages culture se sont étoffées mais demeurent… parisiennes. Pourquoi ne pas faire un agenda de province ?

Réponse de Christophe Kantcheff : Un film, un livre, un disque sont forcément nationaux. Quant au théâtre, nous annonçons les tournées. Un agenda occasionnerait un travail titanesque : mieux vaut mettre ces infos sur Démosphère.

Le lecteur insiste sur la nécessité de mieux rendre compte de la création en province, et non pas seulement de la diffusion des œuvres.

Didier, de Lille : Je déplore moi aussi la disparition de l’agenda, qui valorise et motive les militants. Concernant les collectifs sur la dette, Politis a raté une initiative centrale, mais il n’est pas trop tard pour lancer une campagne. Les « Digressions » me laissent parfois un peu sceptique.

Geneviève, de Paris : Pour moi, nouvelle lectrice, ce sont les interventions sur Radio-Orient qui ont été le déclic.

Michel Soudais, Christophe Kantcheff, puis Denis Sieffert reviennent ensuite sur les questions suivantes :

La maquette : c’est surtout une adaptation rendue nécessaire par un nouveau « chemin de fer »  (création de la rubrique « Clivage », mais aussi refonte des pages « semaine », plus souples que le rubriquage précédent). Elle a été ­réalisée en interne.
Le site : c’est pour nous une question résolue. C’est un pari d’avenir. Il permet une réactivité aux événements que le papier n’a pas. Le site s’est grandement amélioré au fil du temps et a désormais un standing très honorable.

Alternatives : nous voulons apporter plus de réflexions au long cours, notamment sur les alternatives sociales, leur donner de la place en « Idées », une sorte de rubrique « Utopies », avec des analyses du type de celles de Jeremy Rifkin.

L’agenda : nous avions trop de sollicitations, aussi les choix devenaient arbitraires. Mais on va retrouver un espace, au moins pour annoncer les réunions où nous sommes présents.

Les « Digressions » : elles fonctionnent selon un principe de carte blanche et invitent nécessairement à des appréciations subjectives. Ces prochains mois, nous alternerons avec des tribunes.

En conclusion, Denis Sieffert a tenu à dire combien cette réunion est importante pour l’équipe de Politis , et qu’il sera tenu le plus grand compte des remarques exprimées ici.

Synthèse a été établie par Marie-Édith Alouf et Paule Devillaine.
Société
Temps de lecture : 6 minutes
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