Au lycée autogéré de Paris : « Le bac, si je veux ! »

Au lycée autogéré de Paris, l’examen n’est pas une priorité. Depuis plus de trente ans, cet établissement forme avant tout des citoyens responsables.

Tristan Sicard  • 19 juin 2014 abonné·es
Au lycée autogéré de Paris : « Le bac, si je veux ! »
© Photo : Tristan Sicard

Pas de cloche pour sonner le début ou la fin des cours. L’assemblée d’élèves et de profs qui assurent le bon fonctionnement du lycée autogéré de Paris (LAP) n’a jamais voté l’installation d’un tel « engin ». Personne ne s’enfuit, tout le monde se tutoie… et le bac n’est pas une priorité dans cet établissement public. Seulement un tiers des élèves obtiennent le sacro-saint examen. « Bac productiviste », tancent des jeunes qui se disent peu intéressés par le « classement compétitiste » et plus décidés à s’épanouir dans leurs passions et dans le groupe. L’objectif du LAP : former des citoyens responsables, bien dans leurs baskets, et les aider à mener des projets qui leur sourient. Comment ça marche ? Pas de redoublement qui tienne au LAP. « La plupart des élèves effectuent leurs trois ans de lycée en quatre ans, le temps de passer tranquillement le bac ou pour profiter de l’effet “cocon” », explique Kolya, élève de première, installé au comptoir de la cuisine du lycée. « N’importe quoi ! », réagit Raphaëlle, de l’autre côté du

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

En CRA, le double enfermement des personnes psychiatrisées
Analyse 27 février 2026 abonné·es

En CRA, le double enfermement des personnes psychiatrisées

En centre de rétention administrative, les personnes souffrant de troubles psychiatriques sont de plus en plus nombreuses. Parfois arrêtées directement à la sortie de l’hôpital psychiatrique, elles risquent, une fois en CRA, d’être placées à l’isolement. Ce qui aggrave leur santé mentale.
Par Pauline Migevant
Ahmed N. voulait « soigner sa tête » : à Calais, les exilés abandonnés face aux souffrances psychologiques
Enquête 27 février 2026

Ahmed N. voulait « soigner sa tête » : à Calais, les exilés abandonnés face aux souffrances psychologiques

Ahmed N., un exilé érythréen souffrant de troubles psychologiques, est mort sur un parking près de Calais en mai dernier. Malgré les alertes, les associatifs ont fait face à de nombreux dysfonctionnements venant de l’hôpital de Calais concernant sa prise en charge.
Par Maël Galisson
Minute de silence pour Quentin Deranque : « Une ligne rouge a été franchie »
Polémique 25 février 2026 abonné·es

Minute de silence pour Quentin Deranque : « Une ligne rouge a été franchie »

Offusqué·es par la minute de silence observée à l’Assemblée nationale pour Quentin Deranque, y compris à gauche, plusieurs citoyen·nes ont écrit à leur député·e pour l’interpeller.
Par Pauline Migevant
Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique
Analyse 25 février 2026

Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Face à la tentation de renvoyer dos à dos « les extrêmes », aux fractures internes et aux ambiguïtés stratégiques, une question traverse le débat public : en brouillant les repères de son combat historique contre l’extrême droite, la gauche ne risque-t-elle pas de s’égarer elle-même ?
Par Pierre Jacquemain