La Ve République : Une monarchie républicaine

La concentration des pouvoirs entre les mains du seul Président sous la Ve République a profondément perverti notre régime démocratique.

Olivier Doubre  • 11 septembre 2014 abonné·es
La Ve République : Une monarchie républicaine
© Photo : JOEL SAGET / AFP

En 1995, au moment de quitter un palais de l’Élysée qu’il aura occupé plus qu’aucun autre de ses locataires, François Mitterrand aurait prononcé cette petite phrase sur la Ve République : « Ces institutions étaient dangereuses avant moi, elles le resteront après. » On peut bien sûr sourire de cet instant de lucidité – ou de cynisme – de la part de l’auteur du Coup d’État permanent  [^2] à propos de ces institutions qui ont semblé lui aller comme un gant. Mais la formule sonnait d’une certaine façon comme une mise en garde, même si le président socialiste reconnaissait n’avoir pu (ou voulu ?) modifier les fondements d’un régime dont il avait pointé, dès le début des années 1960, les travers. Faiblesse extrême du Parlement, marginalisation du gouvernement par rapport à l’Élysée, François Mitterrand fustigeait surtout une « trahison » du général de Gaulle par rapport à la lettre du texte

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

Sur X, les députés RN font comme si le procès n’existait pas
Enquête 23 janvier 2026

Sur X, les députés RN font comme si le procès n’existait pas

Ouvert depuis le 13 janvier, le procès en appel de Marine Le Pen et du Rassemblement national n’inspire presque aucun soutien sur le réseau social de la part des députés frontistes. Ce silence pousse, de fait, à considérer que le parti a déjà fait son choix pour 2027 en plaçant Jordan Bardella dans la course à l’Élysée.
Par Hugo Boursier
Procès FN-RN en appel : Marine Le Pen coule et embarque les coaccusés avec elle
Justice 23 janvier 2026 abonné·es

Procès FN-RN en appel : Marine Le Pen coule et embarque les coaccusés avec elle

Devant la cour d’appel, la présidente des députés RN tente de faire tomber l’élément central du jugement, celui qui la place à la tête d’un détournement organisé. Pour y parvenir et sauver 2027, elle concède des « ambiguïtés » et laisse l’addition politique à ses proches.
Par Maxime Sirvins
« Il y a des fascismes brutaux et des fascismes tranquilles : les deux progressent »
La Midinale 23 janvier 2026

« Il y a des fascismes brutaux et des fascismes tranquilles : les deux progressent »

Jonathan Durand Folco, professeur à l’université Saint-Paul à Ottawa (Canada) et auteur de Fascisme tranquille : affronter la nouvelle autoritaire aux éditions Écosociété, est l’invité de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien
« Avoir le courage de ses convictions » : un an avant 2027, la droite assume l’alliance avec le RN
Rassemblement national 21 janvier 2026 abonné·es

« Avoir le courage de ses convictions » : un an avant 2027, la droite assume l’alliance avec le RN

Pour les municipales, de nombreuses figures locales s’entendent avec le Rassemblement national. À l’Assemblée, des députés LR jouent sur le terrain de Marine Le Pen. Les digues continuent de s’effondrer.
Par Lucas Sarafian