La peine d’une mère

Avec *La nuit commencera,* Thierry Illouz aborde les questions de justice sous un angle maternel. Vertigineux.

Jean-Claude Renard  • 18 décembre 2014 abonné·es
La peine d’une mère
La nuit commencera, Thierry Illouz, Buchet-Chastel, 186 p., 14 euros.
© Jean-Luc Paillé

Tombe le verdict : treize années de réclusion. C’est lourd pour un garçon de 23 ans qui n’a pas su répondre avec les mots à une humiliation et aux insultes, sinon par le meurtre. Ce n’est pas une mort, certes. Mais quelque chose dont « on ne sort pas », pour la mère de ce condamné. Alors il s’agit de négocier avec la peine et la honte, le regard des autres. Soit « un travail de l’esprit : trouver des formules qui sachent traduire, comprendre, mais aussi des évidences qui sauveraient d’une manière ou d’une autre du désespoir définitif ». Il convient encore de négocier avec ses habitudes quand tout est bouleversé, de se familiariser avec un mot comme « réclusion

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Littérature
Temps de lecture : 4 minutes