L’industrie du charbon en déclin
Le nouveau président des États-Unis veut relancer la houille. Un défi qui laisse les analystes très sceptiques, alors que le coût des énergies renouvelables baisse rapidement partout dans le monde.
dans l’hebdo N° 1431 Acheter ce numéro

« Avec nous au pouvoir, l’industrie du charbon va faire son grand retour », affirmait en mars dernier le candidat Donald Trump à Louisville (Kentucky), dans un État charbonnier acquis à son discours. Le nouveau président des États-Unis, s’il a adouci sa position très négationniste sur le dérèglement climatique depuis son élection, n’est pas revenu sur sa promesse de démanteler, dès son arrivée à la Maison Blanche, le plan énergie propre (CPP) d’Obama, qui, pénalisant les émissions de CO2, vise à -déclasser le charbon, la plus polluante des énergies fossiles [^1]. « Ces réglementations ridicules qui vous empêchent d’être compétitifs, nous allons en faire table rase », ajoutait-il deux mois plus tard à Charleston (Virginie-Occidentale) devant des mineurs aux emplois menacés. Entre 2008 et 2016, leur nombre est passé de 85 000 à 53 000 selon les chiffres officiels, et la part du charbon dans la production nationale d’électricité a chuté de 48 % à 33 %.
Alors que les fragiles promesses de l’Accord de Paris sur le climat signé en 2015 sont encore bien loin de se traduire en actions concrètes, les déclarations pro-charbon de Trump ont provoqué des remous dans le monde. Le risque d’une régression