Gaspillage alimentaire : Tous concernés !

En France près de dix millions de tonnes de nourriture sont jetées annuellement. Un gaspillage qui ne touche pas seulement la grande distribution, mais aussi la restauration collective et commerciale, les cantines scolaires et les hôpitaux, et bien plus encore les consommateurs.

Jean-Claude Renard  • 5 janvier 2017
Partager :
Gaspillage alimentaire : Tous concernés !
© GARO/Phanie/AFP

Retour de fêtes. Les frigos des foyers sont encore pleins à craquer. Les rayons de la grande distribution sont toujours aussi joliment approvisionnés, regorgeant de victuailles. De leur côté, les associations de solidarité espèrent voir se remplir leurs entrepôts, distribuer leurs repas par millions. Mais sait-on qu’en France près de dix millions de tonnes de nourriture sont jetées annuellement ? Ce gaspillage alimentaire ne touche pas seulement la grande distribution, comme beaucoup le pensent, mais aussi la restauration collective et commerciale, les cantines scolaires et les hôpitaux, et bien plus encore les consommateurs. Ce sont les foyers qui jettent le plus. Tout le monde est donc concerné. Affaire de responsabilité et de comportement.

Il y a presque un an, pour la première fois, une loi imposait

à la grande distribution de réacheminer ses invendus vers les associations caritatives, rompant avec l’image terrifiante de ces produits javellisés délibérément. Une loi qui va dans le bon sens. Mais cette lutte nouvelle ne se résume pas seulement à donner des invendus aux banques alimentaires. Aujourd’hui, on observe combien les associations, les entreprises et les collectivités se mobilisent contre ce fléau. Jusqu’aux chefs de cuisine, les mentalités évoluent et les initiatives s’additionnent pour trouver des solutions, révélant une prise de conscience sur un enjeu à la fois éthique, moral, économique et écologique.

Société
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Agriculture responsable : que peuvent les petites communes ?
Reportage 19 février 2026 abonné·es

Agriculture responsable : que peuvent les petites communes ?

Certaines collectivités tentent de se réapproprier la politique agricole à l’échelle communale. Pour lutter contre la disparition des petites fermes, et favoriser une alimentation bio et locale.
Par Vanina Delmas
Enquête, extrême droite, impacts politiques après la mort de Quentin Deranque : posez vos questions
Direct 19 février 2026 abonné·es

Enquête, extrême droite, impacts politiques après la mort de Quentin Deranque : posez vos questions

Après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, suite à une rixe avec des antifascistes à Lyon le 14 février, posez vos questions à la rédaction de Politis. Instrumentalisation de l’extrême droite, isolement de la France insoumise, banalisation du fascisme : les réactions après « l’homicide volontaire », selon les termes du procureur de Lyon, ont souligné un véritable séisme politique.
Par Politis
La criminalisation de l’antifascisme inquiète les soutiens de Zaid et Gino, menacés d’extradition
Justice 19 février 2026

La criminalisation de l’antifascisme inquiète les soutiens de Zaid et Gino, menacés d’extradition

La cour d’appel de Paris devait se prononcer le 18 février sur l’extradition de deux militants antifas poursuivis dans l’affaire de Budapest. Si l’audience a été renvoyée au 18 mars, l’inquiétude liée au contexte politique français depuis le meurtre de Quentin Deranque à Lyon, s’est fait ressentir parmi les soutiens.
Par Pauline Migevant
« Les groupes antifascistes se sont toujours constitués en réaction à la violence de l’extrême droite »
Entretien 19 février 2026 abonné·es

« Les groupes antifascistes se sont toujours constitués en réaction à la violence de l’extrême droite »

Un militant du collectif antifasciste La Horde analyse la manière dont les groupes qui luttent contre l’extrême droite sont désignés comme des ennemis de l’intérieur, alors que des personnes militant à la Jeune Garde ont été interpellées suite à la mort de Quentin Deranque.
Par Olivier Doubre