Des pépins dans le millefeuille constitutionnel
L’Assemblée nationale a commencé l’examen de la révision de la Constitution, qui est loin d’être gagnée. Ça coince sur plusieurs points, notamment la limitation du droit d’amendement.
dans l’hebdo N° 1511 Acheter ce numéro

Ce fut la seule annonce précise du long discours d’Emmanuel Macron devant le Congrès, le 9 juillet, à Versailles. Critiqué pour le caractère monarchique de cette convocation – l’article 18 de la Constitution permet seulement aux parlementaires de débattre de la « déclaration » du Président « hors sa présence » –, le chef de l’État a indiqué avoir « demandé au gouvernement de déposer […] un amendement au projet de loi constitutionnelle » examiné à l’Assemblée nationale, « qui permettra que lors du prochain Congrès [il] puisse rester, non seulement pour écouter [les parlementaires]_, mais aussi pour pouvoir_ [leur] répondre ». Dès l’an prochain donc, Emmanuel Macron ayant décidé de ritualiser ce discours au Congrès. Une promesse qui suppose que d’ici là la réforme institutionnelle, annoncée l’an dernier au Congrès, et dont il a reconnu qu’elle a pris du « retard », soit votée.
Interrogé dans les couloirs du Congrès, Richard Ferrand s’est montré moins présomptueux : « Je me bats pour, mais rien n’est garanti », nous a confié le président du groupe des députés macroniens. Rapporteur général du projet de loi constitutionnelle, dont les