Enseignants : La colère monte face au mépris
Mobilisés depuis l’automne contre les réformes engagées par Jean-Michel Blanquer, des enseignants multiplient les actions pour continuer d’alerter l’opinion.
dans l’hebdo N° 1559 Acheter ce numéro

Claire Guéville Professeure d’histoire-géographie à Dieppe, secrétaire nationale du SNES-FSU, responsable du lycée.
« L’un des moteurs de la mobilisation des profs, des parents d’élèves et des lycéens, c’est une prise de conscience des mensonges de Jean-Michel Blanquer. Ils sont difficiles à décrypter, car le ministre avance pas à pas. Mais le puzzle prend forme peu à peu. La réforme du lycée était fondée sur l’idée apparemment séduisante de “liberté de choix” pour les élèves. Mais ce discours a été démonté : on sait aujourd’hui que de liberté il n’est pas question. Il y a une vraie inégalité dans l’accès des lycéens aux spécialités proposées en première et en terminale. Alors même que ce choix est déterminant pour leur avenir, contrairement à ce que le ministère a laissé entendre au départ. L’enseignement supérieur aura de fortes exigences sur ce point. Nous prenons tous conscience des conséquences de cette situation pour nos élèves.
Ce qui nous alarme aussi, c’est l’article 1 de la loi “pour une école de la confiance”, qui parle d’un “devoir d’exemplarité” pour les professeurs, ce qui peut être interprété comme une façon très politique de limiter